La structure exacte peut évoluer, mais les grands blocs d'informations demandés sont stables. Voici ce que couvre chacun d'eux et les points d'attention associés.
Informations personnelles. Nom et prénoms tels qu'ils figurent sur le passeport, autres noms utilisés, date et lieu de naissance, sexe, situation matrimoniale, nationalités détenues. L'exigence principale est la conformité stricte au passeport : l'ordre des noms, les traits d'union, les accents et les noms d'usage après mariage sont autant de sources d'incohérence. Toute variation réellement utilisée doit être déclarée dans les champs prévus.
Passeport et documents de voyage. Numéro, pays de délivrance, dates d'émission et d'expiration, et le cas échéant déclaration d'un passeport perdu ou volé. Une double nationalité implique de déclarer les passeports correspondants.
Adresses et coordonnées. Adresse actuelle, adresse de correspondance, adresse prévue aux États-Unis, adresses antérieures sur la période demandée, téléphone et courriel. Les oublis d'adresses intermédiaires, notamment lors d'expatriations courtes ou de colocations, sont fréquents. Il faut reconstituer la chronologie sans laisser de période non couverte.
Historique de voyage aux États-Unis. Séjours antérieurs, dates et durées, statut détenu le cas échéant. Les anciens passeports et les tampons d'entrée sont les meilleures sources. Cette section mérite un soin particulier : elle est recoupable.
Famille. Parents, conjoint, ex-conjoints, enfants, avec dates et lieux de naissance, dates de mariage et, s'il y a lieu, de divorce. La présence éventuelle de proches déjà installés aux États-Unis est également demandée. Dans un dossier familial, cette section doit concorder au mot près avec les actes d'état civil fournis.
Parcours professionnel. Emploi actuel, employeurs précédents sur la période demandée, fonctions occupées, dates, coordonnées des employeurs. Dans un dossier fondé sur l'emploi, cette section dialogue directement avec la pétition et avec l'offre d'emploi : une fonction décrite différemment ici et là attire immédiatement l'attention. Les périodes d'inactivité se déclarent comme telles.
Formation. Établissements fréquentés au-delà du niveau demandé, diplômes, spécialités et dates. Les dossiers de type EB-2 NIW, où le parcours académique et professionnel constitue le cœur de l'argumentation, exigent une cohérence parfaite entre cette section et le dossier soumis.
Service militaire. Lorsqu'il s'applique : pays, branche, grade, spécialité, dates de service. Les livrets militaires permettent de retrouver les mentions exactes.
Questions de sécurité et de recevabilité. Une série de questions fermées portant notamment sur la santé publique, les antécédents judiciaires, les affiliations et activités, les précédents migratoires et les déclarations antérieures. Chaque réponse positive appelle une explication. La règle est invariable : répondre sincèrement, et faire examiner en amont toute situation sensible par un avocat d'immigration américain agréé.
Réseaux sociaux. Les demandes de visa américaines comportent des questions relatives aux identifiants de réseaux sociaux utilisés sur une période récente. Il convient de renseigner les identifiants demandés, sans omission volontaire.
Historique migratoire américain antérieur. Demandes de visa antérieures, refus, visas obtenus, statuts détenus, procédures éventuelles. C'est la section où la tentation du silence est la plus forte et le risque le plus élevé : ces informations existent déjà dans les systèmes américains.
Personne ayant préparé le formulaire. Le formulaire prévoit d'indiquer si une autre personne a aidé à la saisie. Le candidat reste, en toute hypothèse, responsable du contenu de ses déclarations.