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Créer ou acheter une entreprise : quelle option choisir pour un visa E-2 ?

Créer une entreprise de toutes pièces ou reprendre une activité existante : les deux voies sont recevables pour un projet de visa E-2. Ce guide compare les avantages, les risques, la due diligence, la valorisation et le financement, et aide chaque profil d'entrepreneur à situer l'option la plus cohérente avec son projet.

Business in the USA14 minutes de lectureMis à jour le 6 août 2026
Points clés
  • La réglementation du visa E-2 n'impose ni la création ni le rachat : les deux formes d'investissement sont envisageables dès lors que l'entreprise est réelle, active et non marginale.
  • Créer offre la maîtrise complète du concept, de la marque et de la structure de coûts, mais impose de démontrer la viabilité d'une activité qui n'a pas encore d'historique.
  • Racheter apporte un historique financier, une clientèle et souvent une équipe en place, ce qui facilite la démonstration économique, mais suppose une vérification approfondie de ce que l'on achète.
  • La due diligence n'est pas une formalité : comptabilité, baux, contrats, licences, litiges, personnel et dépendance au cédant doivent être examinés avant tout engagement irréversible.
  • La valorisation d'une entreprise repose sur des méthodes connues, mais le prix payé doit rester cohérent avec la réalité économique de l'activité, et non avec un objectif de visa.
  • Le financement doit être traçable, licite et documenté : l'origine des fonds est un point d'examen central, quelle que soit l'option retenue.
  • States Avec Nous Consulting est un cabinet de conseil en immigration et relocalisation, non un cabinet d'avocats : l'analyse juridique, la préparation des pétitions et la représentation sont assurées par des avocats d'immigration américains agréés lorsque la situation l'exige. Aucun accompagnement ne garantit l'obtention d'un visa.

Pourquoi les deux options sont recevables

La première question que se posent la plupart des entrepreneurs qui envisagent une installation aux États-Unis par la voie du visa E-2 est étonnamment simple : faut-il créer son entreprise de toutes pièces, ou reprendre une activité qui existe déjà ? La réponse réglementaire est tout aussi simple, et souvent mal comprise : les deux voies sont recevables. Aucun texte n'impose la création, aucun texte ne privilégie le rachat.

Ce que la réglementation exige tient en quelques exigences structurantes, appréciées ensemble et au cas par cas. L'entreprise doit être réelle et active, c'est-à-dire produire des biens ou des services, et non se limiter à une coquille juridique détenant des actifs passifs. L'investissement doit être substantiel au regard du coût effectif de l'activité concernée, engagé et exposé au risque commercial. Enfin, l'activité ne doit pas être marginale : elle doit présenter une capacité de développement économique dépassant la simple subsistance de l'investisseur et de sa famille.

Aucune de ces exigences ne présuppose une forme d'entrée particulière. Une boulangerie créée de zéro et une agence de services rachetée à un dirigeant partant à la retraite peuvent l'une comme l'autre satisfaire ces critères, ou l'une comme l'autre y échouer. La question n'est donc pas juridique au départ : elle est entrepreneuriale. Elle porte sur ce que vous savez faire, sur le temps dont vous disposez, sur votre appétence au risque et sur la nature du marché que vous visez.

C'est précisément parce que ce choix est structurant qu'il mérite d'être posé tôt, avant même la constitution du dossier. Une décision prise dans l'urgence, sous la pression d'un calendrier ou d'une opportunité présentée comme unique, se paie ensuite pendant des années. Nous consacrons ce guide à comparer honnêtement les deux options, sans en désigner une comme supérieure, car elles ne s'adressent pas aux mêmes profils.

Les avantages de créer une entreprise

Créer, c'est partir d'une page blanche. Cette liberté a une valeur réelle et elle explique pourquoi beaucoup d'entrepreneurs expérimentés la préfèrent, malgré une démonstration économique plus exigeante.

  • La maîtrise totale du concept. Vous définissez le positionnement, l'offre, la marque, la politique tarifaire et l'expérience client. Rien n'est hérité, rien n'est à défaire.
  • L'absence de passif caché. Une société nouvellement constituée n'a ni litige antérieur, ni dette dissimulée, ni contentieux social, ni contrat déséquilibré signé par un prédécesseur.
  • Le contrôle de la structure de coûts. Vous choisissez le local, la durée du bail, le niveau d'équipement, le rythme des recrutements. Vous n'absorbez pas des charges héritées d'un modèle qui n'est pas le vôtre.
  • Le choix de l'implantation. L'État, la ville, le quartier et la zone de chalandise se décident en fonction de votre marché cible, et non de l'endroit où le vendeur s'était installé vingt ans plus tôt.
  • La cohérence avec un savoir-faire existant. Un entrepreneur qui transpose un concept qu'il maîtrise déjà ailleurs part avec une expertise opérationnelle difficile à acheter.
  • Une exposition financière progressive. Les dépenses peuvent être échelonnées selon la montée en charge, alors qu'un rachat suppose un décaissement largement concentré au closing.

La création s'accompagne aussi d'un travail de préparation qui, bien mené, sert directement le dossier : étude de marché documentée, plan d'affaires chiffré sur plusieurs années, devis fournisseurs, projet de bail, plan de recrutement, budget marketing. Ces éléments ne sont pas de la paperasse : ils constituent la preuve que le projet a été pensé. Notre accompagnement à la création de société aux États-Unis porte précisément sur cette structuration, depuis le choix de l'État d'immatriculation jusqu'aux obligations initiales.

Les avantages de racheter une entreprise existante

Reprendre une activité déjà en fonctionnement répond à une logique différente : acheter du temps et de la certitude relative, plutôt que de la construire.

  • Un historique financier vérifiable. Des comptes, des déclarations fiscales et des relevés bancaires sur plusieurs exercices remplacent des projections. C'est souvent l'argument le plus solide d'un dossier de reprise.
  • Une clientèle existante. Le chiffre d'affaires commence dès le premier jour, ce qui réduit la phase de trésorerie négative propre à toute création.
  • Une équipe formée. Le personnel connaît les procédures, les fournisseurs et les clients. Pour un dirigeant qui découvre un marché, cette continuité est précieuse.
  • Des relations commerciales établies. Fournisseurs référencés, conditions de paiement négociées, éventuelles licences déjà obtenues : autant d'obstacles franchis.
  • Une démonstration de non-marginalité plus lisible. Une activité qui emploie déjà plusieurs personnes et génère un résultat documenté illustre naturellement sa capacité économique.
  • Un accompagnement possible du cédant. Une période de transition contractuelle facilite le transfert du savoir-faire et la présentation aux clients-clés.

Le rachat n'est pas pour autant une solution de facilité. Il déplace simplement l'effort : moins d'incertitude sur la viabilité, davantage d'exigence sur la vérification. Là où le créateur doit convaincre de ce qui va exister, le repreneur doit s'assurer de ce qui existe réellement. C'est tout l'objet de la due diligence, que nous détaillons plus loin.

Les risques propres à chaque option

Comparer honnêtement suppose de nommer les risques. Ils ne sont pas de même nature, et c'est souvent la tolérance à l'un ou à l'autre qui détermine le bon choix.

Créer expose d'abord à l'incertitude du délai. Une activité nouvelle met du temps à trouver sa clientèle, et cette période de montée en charge consomme de la trésorerie. Le besoin en fonds de roulement est régulièrement sous-estimé : on budgète l'installation, rarement les douze mois qui suivent. La création expose aussi à l'erreur de marché — un positionnement qui fonctionne en Europe ne se transpose pas mécaniquement dans une ville américaine — et à la charge probatoire plus lourde du dossier, puisque tout repose sur des projections dont la crédibilité doit être établie.

Racheter expose à des risques d'une autre nature. Le premier est le surpaiement : acquérir une entreprise à un prix déconnecté de sa rentabilité réelle immobilise des fonds sans contrepartie économique. Le deuxième est le passif caché : dettes non déclarées, contentieux en cours, arriérés fiscaux, non-conformité réglementaire. Le troisième est la dépendance — au cédant, à un client majeur, à un fournisseur unique ou à un contrat proche de son terme. Le quatrième, plus insidieux, est l'érosion post-reprise : une partie de la clientèle était attachée à la personne du vendeur et s'en va avec lui.

À cela s'ajoute, pour les deux options, un risque commun : construire le projet en fonction du visa plutôt que du marché. Une entreprise choisie parce qu'elle « fait bien » dans un dossier, sans conviction entrepreneuriale, se révèle rarement durable — et la durabilité compte, puisque les renouvellements de statut supposent que l'activité reste réelle et active.

La due diligence avant un rachat

La due diligence est la phase de vérification qui précède l'engagement définitif. Elle intervient généralement après la signature d'une lettre d'intention, qui fixe un prix indicatif, une période d'exclusivité et les conditions de retrait. Elle n'est pas une marque de défiance : c'est une pratique normale, attendue par les vendeurs sérieux, et l'un des rares moments où l'on peut encore changer d'avis sans coût majeur.

Les axes de vérification les plus courants sont les suivants.

  • Financier : états financiers sur trois exercices au moins, déclarations fiscales, relevés bancaires, balance âgée des créances, marges par produit ou par service, saisonnalité de l'activité.
  • Fiscal et social : régularité des déclarations, absence d'arriérés, contrats de travail, classification du personnel, litiges prud'homaux ou administratifs en cours.
  • Juridique : statuts, registres, propriété des actifs, marques et noms commerciaux, contrats clients et fournisseurs, clauses de changement de contrôle, licences et permis d'exploitation et conditions de leur transfert.
  • Immobilier : bail commercial, durée résiduelle, conditions de renouvellement, cessibilité, charges, état des locaux et travaux à prévoir.
  • Opérationnel : état des équipements, stocks, systèmes informatiques, procédures, dépendance à un logiciel ou à un prestataire unique.
  • Commercial : concentration du chiffre d'affaires, ancienneté des clients, contrats récurrents, réputation locale et avis publics, intensité concurrentielle du secteur.

Deux points méritent une attention particulière. D'abord, la cohérence entre le discours du vendeur et les documents officiels : un chiffre d'affaires annoncé qui n'apparaît pas dans les déclarations fiscales n'est pas un chiffre d'affaires. Ensuite, la transférabilité : une licence réglementée, un bail ou un contrat-clé qui ne se transmet pas automatiquement peut vider l'acquisition de sa substance.

Cette phase mobilise plusieurs compétences : un comptable américain pour l'analyse financière, un avocat pour les aspects contractuels et structurels, et souvent un spécialiste du secteur. Notre rôle, dans le cadre du conseil business aux États-Unis, consiste à coordonner ces intervenants, à cadrer le calendrier et à veiller à la cohérence d'ensemble du projet.

Les bases de la valorisation d'entreprise

Savoir ce que vaut une entreprise est une compétence en soi. Sans entrer dans la technique, trois familles de méthodes suffisent à structurer une réflexion de repreneur.

  • L'approche par les résultats. On applique un multiple au résultat économique retraité de l'entreprise. Le multiple dépend du secteur, de la taille, de la récurrence des revenus et de la dépendance au dirigeant. C'est l'approche la plus répandue pour les petites et moyennes structures.
  • L'approche par les actifs. On additionne la valeur des actifs corporels et incorporels, diminuée des dettes. Elle est pertinente pour les activités capitalistiques ou en difficulté, moins pour les entreprises de services.
  • L'approche par les flux futurs. On actualise les flux de trésorerie prévisionnels à un taux reflétant le risque. Plus exigeante, elle convient aux activités dont la trajectoire est documentée.

Le retraitement du résultat est l'étape la plus décisive. Il s'agit de neutraliser ce qui n'est pas représentatif de l'exploitation transmissible : rémunération du dirigeant supérieure ou inférieure au marché, charges personnelles passées dans l'entreprise, éléments exceptionnels, loyers versés à une société liée à des conditions hors marché. Sans ce travail, deux entreprises identiques peuvent afficher des résultats radicalement différents.

Une précision importante dans un contexte E-2 : la valorisation n'obéit pas à une logique de visa. Payer un prix supérieur à la valeur économique dans l'idée de renforcer un dossier est une erreur de raisonnement. L'appréciation de l'investissement se fait au regard du coût réel de l'entreprise concernée, et un prix manifestement excessif interroge plus qu'il ne rassure. À l'inverse, un prix anormalement bas doit conduire à comprendre pourquoi.

Le financement et l'origine des fonds

Quelle que soit l'option retenue, la question du financement se pose sur deux plans distincts : la capacité à financer l'opération, et la documentation de l'origine des fonds.

Sur le premier plan, il convient de raisonner en enveloppe globale et non en prix d'acquisition. Une reprise ne se limite pas au prix payé au cédant : il faut prévoir les frais de conseil, les éventuels travaux, le stock de démarrage, la trésorerie d'exploitation et une réserve pour les imprévus. Une création suppose le même exercice, avec un besoin en fonds de roulement généralement plus long à couvrir. Arriver aux États-Unis sans trésorerie de sécurité est l'une des erreurs les plus fréquentes et les plus coûteuses.

Sur le second plan, l'origine des fonds fait l'objet d'un examen attentif. Les sommes doivent être licites et leur parcours traçable : épargne constituée, cession d'un bien immobilier, vente de parts sociales, dividendes, donation familiale documentée. Les justificatifs doivent permettre de suivre le chemin des fonds depuis leur source jusqu'au compte de l'entreprise américaine, sans rupture inexpliquée. Les virements en espèces, les prêts informels entre proches non formalisés et les circuits passant par des comptes tiers constituent des fragilités classiques.

Le recours à un emprunt est envisageable, mais son traitement dépend de sa nature et des garanties consenties. De même, l'usage d'un compte séquestre au closing — pratique normale aux États-Unis — doit être articulé avec l'exigence de fonds engagés et exposés au risque. Ces points relèvent de l'analyse d'un avocat d'immigration américain agréé, et doivent être arbitrés avant la signature, non après. Notre guide sur l'investissement requis pour un visa E-2 approfondit la notion de fonds engagés et à risque.

Quelle option pour quel profil d'entrepreneur ?

Il n'existe pas de réponse universelle, mais certains profils s'orientent plus naturellement vers l'une ou l'autre voie.

  • L'entrepreneur qui transpose un concept maîtrisé. Il connaît son métier, ses coûts et ses clients. La création lui permet de reproduire un modèle éprouvé sans hériter des choix d'un tiers.
  • Le cadre en reconversion. Sans expérience de direction opérationnelle, il gagne souvent à reprendre une structure en fonctionnement, ou à s'appuyer sur une franchise qui apporte procédures et accompagnement.
  • L'investisseur pressé par le calendrier. Un rachat génère du chiffre d'affaires immédiatement et documente sa viabilité par l'historique, ce qui raccourcit la phase d'incertitude.
  • Le porteur d'un projet innovant. Aucune entreprise existante ne correspond à son idée : la création s'impose, avec un effort particulier sur l'étude de marché et le plan d'affaires.
  • La famille qui privilégie la stabilité. Une activité établie, avec une équipe et des revenus réguliers, réduit l'exposition financière pendant la période d'installation.
  • Le dirigeant disposant déjà d'un groupe à l'étranger. D'autres voies, comme le transfert intra-groupe, méritent d'être examinées en parallèle du E-2 avant d'arrêter une stratégie.

Une dernière variable est souvent négligée : le temps disponible. Une création demande une présence intense pendant la phase de lancement. Une reprise demande une présence tout aussi soutenue, mais concentrée sur la transition et la fidélisation. Dans les deux cas, le visa E-2 suppose que l'investisseur développe et dirige effectivement l'entreprise : un projet conçu comme un placement passif ne correspond pas à la logique de cette catégorie.

Les erreurs les plus fréquentes

Les difficultés que nous observons se répètent avec une régularité frappante. Les connaître permet souvent de les éviter.

  • Choisir l'entreprise en fonction du visa plutôt que du marché. Le dossier suit le projet, jamais l'inverse.
  • Signer sans due diligence, ou avec une due diligence de façade menée en quelques jours sous la pression d'une exclusivité courte.
  • Se fier aux chiffres annoncés oralement sans les recouper avec les déclarations fiscales et les relevés bancaires.
  • Sous-estimer la trésorerie d'exploitation nécessaire après le closing ou après l'ouverture.
  • Négliger le bail commercial : durée résiduelle, cessibilité, conditions de renouvellement et charges peuvent bouleverser l'économie d'un projet.
  • Ignorer les licences et permis sectoriels, dont l'obtention ou le transfert conditionne parfois l'exploitation même de l'activité.
  • Oublier la dépendance au cédant et ne prévoir ni accompagnement, ni clause de non-concurrence.
  • Documenter l'origine des fonds a posteriori, alors que la traçabilité se construit en amont.
  • Confondre conseil stratégique et conseil juridique, et engager des démarches irréversibles sans avoir consulté un avocat d'immigration américain agréé.
  • Considérer que le visa E-2 conduira mécaniquement à la résidence permanente, ce qui n'est pas le cas.

Conclusion : structurer le choix avant de s'engager

Créer ou racheter ne sont pas deux niveaux de qualité, mais deux stratégies. La création offre la liberté, la maîtrise et l'absence de passif, au prix d'une incertitude plus grande et d'une démonstration économique reposant sur des projections. Le rachat offre un historique, une clientèle et une lisibilité immédiate, au prix d'une vérification exigeante et d'un décaissement concentré. Les deux voies sont recevables pour un projet E-2 ; aucune ne dispense de la rigueur attendue, et aucune ne garantit l'obtention d'un visa.

Il est utile de rappeler enfin que le visa E-2 demeure un visa non immigrant. Quelle que soit l'option retenue, il n'ouvre pas en lui-même de voie vers la résidence permanente : notre article « Le visa E-2 permet-il d'obtenir une Green Card ? » expose précisément ce que ce statut permet et ce qu'il ne permet pas.

States Avec Nous Consulting est un cabinet international de conseil en immigration et relocalisation. Nous ne sommes pas un cabinet d'avocats : le conseil juridique, la préparation des pétitions et la représentation devant les autorités américaines sont assurés par des avocats d'immigration américains agréés de notre réseau lorsque la situation l'exige. Notre rôle est de structurer le projet, d'éclairer l'arbitrage entre création et reprise, de coordonner les intervenants et d'accompagner l'installation.

Si vous hésitez encore entre les deux options, réservez une consultation de quinze minutes : nous situerons votre projet, identifierons les questions déterminantes pour votre situation et définirons les prochaines étapes utiles.

Questions fréquentes

Vos questions sur ce sujet

Les deux options sont possibles. La réglementation n'impose aucune forme particulière d'investissement : elle exige une entreprise réelle et active, un investissement substantiel, engagé et exposé au risque, et une activité qui ne soit pas marginale. Le choix relève donc de la stratégie entrepreneuriale, pas d'une contrainte réglementaire.

Le rachat facilite souvent la démonstration économique, parce qu'il s'appuie sur des comptes existants, une clientèle et des flux réels. Cela n'emporte aucune garantie : chaque dossier est examiné individuellement et une entreprise existante mal choisie peut affaiblir un projet.

Une création n'est pas disqualifiante. Elle impose simplement de documenter davantage la viabilité prévisionnelle : étude de marché, plan d'affaires détaillé, devis, contrats signés, locaux, recrutements envisagés. La charge de la démonstration est plus lourde car il n'existe pas d'historique.

Non. Aucun plancher n'est fixé. L'investissement doit être substantiel au regard du coût réel de l'entreprise concernée, ce qui s'apprécie de manière relative. Notre guide consacré à l'investissement E-2 détaille cette logique de proportionnalité.

Les sommes réellement engagées et exposées au risque commercial sont prises en compte. La qualification exacte de chaque poste, notamment lorsqu'une partie du prix est financée ou séquestrée, relève de l'analyse d'un avocat d'immigration américain agréé.

La franchise est une voie fréquemment envisagée, car elle combine un concept éprouvé, un accompagnement du franchiseur et des documents financiers structurés. Elle suppose néanmoins de lire attentivement le contrat de franchise, les redevances et les obligations d'investissement imposées.

Il s'agit d'une activité dont la capacité de revenus se limite à assurer la subsistance de l'investisseur et de sa famille, sans perspective réelle de développement économique. Ce point est apprécié au cas par cas et doit être anticipé dans le plan d'affaires.

Cela dépend de la taille et de la complexité de l'activité. Sur une petite structure, quelques semaines peuvent suffire ; sur une entreprise employant du personnel, disposant de plusieurs contrats ou de licences réglementées, le délai est généralement plus long. Un calendrier trop court est un signal d'alerte.

Au minimum : les états financiers des dernières années, les déclarations fiscales, le bail commercial, les contrats clients et fournisseurs, la liste du personnel et les contrats de travail, les licences et permis, l'inventaire des actifs, et l'historique des litiges éventuels.

Ils constituent un point de départ, jamais une preuve. Les chiffres annoncés doivent être recoupés avec les déclarations fiscales, les relevés bancaires et les justificatifs d'exploitation. Un écart entre le discours commercial et les documents officiels doit être expliqué avant tout engagement.

Les approches les plus courantes reposent sur un multiple du résultat économique retraité, sur la valeur des actifs, ou sur l'actualisation des flux futurs. La méthode retenue dépend du secteur, de la taille et de la récurrence des revenus. Un professionnel de la valorisation est souvent utile.

Il s'agit de corriger le résultat comptable pour neutraliser les charges personnelles du dirigeant, les éléments exceptionnels et les rémunérations non représentatives, afin d'obtenir une image fidèle de la rentabilité réelle transmissible à un repreneur.

C'est fréquent et légitime. La due diligence sert précisément à confirmer ou à corriger les hypothèses de valorisation. Une lettre d'intention bien rédigée prévoit généralement cette possibilité, ainsi que les conditions de retrait.

Le recours à un compte séquestre est une pratique courante aux États-Unis pour sécuriser les fonds jusqu'à la réalisation des conditions. Son articulation avec l'exigence de fonds engagés et à risque doit être validée juridiquement en amont.

Un financement est envisageable, mais son traitement dépend de sa nature et des garanties consenties. Les modalités doivent être examinées avec un avocat, car toutes les formes d'emprunt ne sont pas appréciées de la même manière dans un dossier E-2.

Oui, systématiquement. Les fonds doivent être licites et leur parcours documenté : épargne, cession d'actifs, donation, dividendes, vente immobilière. Les justificatifs doivent permettre de suivre le chemin des sommes jusqu'au compte de l'entreprise américaine.

L'absence d'historique, l'incertitude sur le délai de montée en charge, la sous-estimation du besoin en fonds de roulement et la difficulté à démontrer une viabilité qui repose sur des projections plutôt que sur des résultats constatés.

Payer un prix supérieur à la valeur économique réelle, hériter d'un passif mal identifié, dépendre excessivement du cédant ou d'un client unique, et découvrir après la reprise que la clientèle était attachée à la personne du vendeur plutôt qu'à l'entreprise.

C'est la situation où l'activité repose sur les relations personnelles, le savoir-faire ou la présence du vendeur. Elle se traite par une période d'accompagnement contractuelle, une clause de non-concurrence et, parfois, un paiement échelonné indexé sur la performance.

Conserver une équipe expérimentée est souvent un atout, tant sur le plan opérationnel que dans la démonstration économique du projet. Les modalités juridiques de reprise des contrats varient selon les États et la structure de l'opération.

Les deux structures existent et n'emportent pas les mêmes conséquences en matière de passif, de fiscalité et de continuité des contrats. Ce choix doit être arbitré avec un avocat et un fiscaliste américains avant la signature.

Une reprise de redressement peut avoir un sens entrepreneurial, mais elle complique la démonstration de viabilité et augmente le besoin de trésorerie. Elle suppose un plan de retournement crédible et documenté.

Oui, pour des raisons fiscales, réglementaires, sectorielles et de marché. Le choix de l'État et de la forme sociale se prépare en amont ; nous l'abordons dans notre accompagnement à la création de société aux États-Unis.

Des stratégies de croissance externe sont envisageables une fois l'activité lancée. Toute opération significative postérieure à l'obtention du visa doit toutefois être appréciée au regard des conditions du statut et des renouvellements à venir.

Le calendrier dépend du secteur, du financement, des licences à transférer et de la disponibilité des documents. Aucune durée ne peut être promise : les délais réels varient d'un dossier à l'autre.

C'est vivement recommandé. Observer l'activité sur place, rencontrer l'équipe, vérifier l'état des locaux et des équipements révèle des éléments qu'aucun document ne restitue.

Une activité existante ou une franchise structurée apporte un cadre, des procédures et un accompagnement qui compensent partiellement l'absence d'expérience de direction. Cela ne dispense ni de la due diligence ni d'une préparation sérieuse.

Un entrepreneur expérimenté peut envisager la création pour transposer un concept maîtrisé, ou le rachat pour accélérer son implantation. D'autres voies, comme le transfert intra-groupe, méritent parfois d'être examinées en parallèle selon la structure de son groupe.

Le visa E-2 est un visa non immigrant et ne conduit pas en lui-même à la résidence permanente, quelle que soit la forme de l'investissement. Notre article dédié explique ce que le E-2 permet réellement et quelles catégories permanentes sont parfois examinées ensuite.

Non, et aucun professionnel sérieux ne le peut. Nous structurons le projet, coordonnons les intervenants et préparons les éléments économiques. L'analyse juridique, la préparation des pétitions et la représentation relèvent d'avocats d'immigration américains agréés, et la décision appartient exclusivement aux autorités américaines.

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Dernière mise à jour : 6 août 2026

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