Il n'existe aucun montant minimum légal
C'est la première idée reçue à écarter : la réglementation américaine relative au visa E-2 ne fixe aucun seuil chiffré. Ni le texte, ni les instructions consulaires ne mentionnent de montant plancher. Les chiffres largement diffusés sur internet — 100 000 $, 150 000 $, parfois 200 000 $ — sont des repères de marché issus de l'observation de dossiers, et non des règles juridiques opposables.
Ce que la réglementation exige est différent et plus exigeant qu'un simple montant : l'investissement doit être substantiel, l'entreprise doit être réelle et active, et elle ne doit pas être marginale. Autrement dit, l'analyse ne porte pas sur une somme isolée mais sur la cohérence d'ensemble entre un capital, un projet économique et une capacité d'exploitation.
Cette absence de seuil est souvent perçue comme une souplesse. Elle est en réalité une exigence : à défaut de repère chiffré, c'est la qualité de la démonstration qui détermine la solidité du dossier. Deux projets portant sur le même montant peuvent recevoir des appréciations opposées selon le secteur, la structure de coûts et la documentation produite.
Comprendre ce point conditionne toute la préparation : il ne s'agit pas de « réunir la somme attendue », mais de construire un projet dont le financement est proportionné, engagé et justifiable.